mercredi 6 janvier 2010

Ecole : « La France est le pays où l'origine sociale pèse le plus »

Ecole : « La France est le pays où l'origine sociale pèse le plus »
Par Camille Polloni | LesInrocks.com | 06/01/2010 | 12H55
!



Faut-il imposer des « objectifs » ou des « quotas » de boursiers dans les effectifs des grandes écoles ? Peu importe, répond le sociologue Christian Baudelot, spécialiste des questions d'éducation : à ce niveau d'étude, il est déjà trop tard.



Le gouvernement, le médiatique patron de Sciences Po et la Conférence des grandes écoles (CGE) se chiffonnent depuis hier sur les quotas de boursiers à caser dans les plus prestigieux établissements de France. 30% dit le gouvernement. On n'en veut pas de vos pauvres, affirme la CGE, qui :

« désapprouve de manière générale la notion de “quotas” et réaffirme que les niveaux de concours doivent être les mêmes pour tous. »


L'association d'élite (écoles de commerce, d'ingénieur, etc.) recommande le tutorat, prétextant une possible « baisse du niveau moyen » dans ses précieuses pépinières si on force l'entrée des boursiers. Ils représentent pour l'instant 11% des effectifs à Polytechnique, 20% dans les écoles de commerce (dont seulement 12% à HEC et à l'Essec).

Furieux, Richard Descoings, qui depuis 2001 à la tête de Sciences Po a créé des voies d'entrée parallèles pour les élèves défavorisés, en fait une affaire personnelle. « C'est la réaction antisociale dans toute sa franchise ! » contre-attaque-t-il dans Le Monde :

« L'intelligence, la curiosité intellectuelle, la capacité de travail seraient donc l'apanage des “riches”… puisque faire une place aux élèves boursiers, c'est-à-dire aux classes populaires et au bas des classes moyennes, ferait “baisser le niveau”. »


Même chanson chez Yazid Sabeg, commissaire à la diversité et à l'égalité des chances :

« Les pauvres ne menacent pas la qualité de nos écoles et des élèves qui en sortent, c'est absolument scandaleux de le dire. »


De son côté, le ministre de l'Education nationale Luc Chatel s'est dit « profondément choqué » par la position de la Conférence des grandes écoles.

« Il y a un prédéterminisme social dans notre pays […] On ne peut pas continuer comme ça. Et le seul moyen de l'imposer, c'est effectivement de mettre en place les quotas dans les classes préparatoires d'abord. »




Le sociologue Christian Baudelot, auteur de nombreux ouvrages sur la question de la ségrégation scolaire (envers les élèves défavorisés et les filles en particulier), déplore que la question de la démocratisation de l'enseignement se pose toujours dans les grandes écoles et pas pendant l'enfance.

Que pensez-vous d'un quota de boursiers dans les grandes écoles ? Faut-il l'imposer et à quel niveau ?

C'est prendre le problème à l'envers. Il est très important de démocratiser l'école, mais en commençant par l'école primaire, après ça suivra. Il faut arriver à une école juste, socialement. Or, actuellement, elle ne l'est pas du tout.

La France est le pays où l'origine sociale exerce la plus grande importance dans la réussite scolaire des enfants. Ce n'est pas en s'attaquant en bout de course au supérieur, au moment où les choix sont déjà faits, qu'on va changer les choses.

Comment démocratiser l'école primaire ?

Il faut changer la pédagogie pour arrêter de tout donner aux héritiers. Pour moi l'essentiel est là. Un certain nombre de pays ont réussi beaucoup mieux que nous. Il faut cesser de considérer que les élèves sont nuls et faire en sorte qu'on arrête de considérer l'enseignement, dès le CP, comme une machine à sélectionner les futurs élèves de Polytechnique. Il faut cesser de faire redoubler les élèves. Toutes les études montrent que le redoublement est injuste socialement et pénalisant sur le plan scolaire. Les enfants qui ont redoublé prennent du retard et n'ont pas de meilleurs résultats.

Il n'y aurait donc pas de problème spécifique aux grandes écoles ?

Les grandes écoles sont les seules institutions qui n'ont pas augmenté leurs effectifs. Déjà on pourrait commencer par là. Les universités ont multiplié par six ou sept le nombre d'étudiants, Sciences Po a doublé en très peu de temps. Ni l'Ecole normale supérieure, ni HEC, ni Polytechnique n'ont fait de même.

La première mesure à prendre avant de s'occuper des boursiers, c'est de multiplier par deux ou par trois les effectifs des grandes écoles. Déjà, ça ferait un appel d'air.

Discuter sur le nombre de boursiers, ça fait le buzz médiatique et une fois de plus, on parle des grandes écoles. Mais c'est le dernier endroit où il faut en parler, puisque tout est déjà joué à ce niveau-là.

Il y a tout de même un point dans le texte de la commission des grandes écoles qui attire l'attention : s'il y avait plus de boursiers, le niveau baisserait. Qu'en pensez-vous ?

L'argument de la baisse de niveau est un vieux fantôme qui ressort sans cesse. S'il y a bien un endroit où le niveau ne baisse pas, c'est dans les grandes écoles. Il ne cesse de monter. Qu'on ne me tienne pas ce discours-là. C'est ce qu'on dit quand on n'a plus rien à dire.

Cet argument cache la défense des intérêts corporatistes, de l'école de papa, de l'entre-soi. Je partage entièrement le point de vue qu'a développé Richard Descoings, en traitant les autres de réactionnaires. A l'école primaire et au collège par contre, la baisse de niveau est une réalité.

Que pensez-vous des initiatives de Richard Descoings à Sciences Po ?


J'en suis un partisan farouche. Il a montré la
voie et transformé Sciences po en université moderne et de masse. Une
université qui forme toujours l'élite, mais en élargissant et en
diversifiant le recrutement. Comme personne ne faisait rien, on a pensé
un moment que l'action qu'il a menée allait être suivie d'effets par
les autres grandes écoles.

mardi 5 janvier 2010

Joke

A Muslim mufti was seated next to a Canadian on a flight from
Dubai to Calgary.
After the plane was airborne, drink orders were taken.
The Canadian asked for a Rum and Coke, which was placed before him.
The Flight Attendant then asked the Muslim if he would like a drink.
He replied in disgust, 'I'd rather be savagely raped by a dozen
whores than let liquor touch my lips..............'
>Shocked to hear that, the Canadian handed his drink back to the
attendant and said : 'Me too...... I didn't know we had a choice."

Mathématiques: Salaire inversement proportionnel au QI

Tout le monde connaît le Théorème du Salaire qui établit que les ingénieurs et les scientifiques ne peuvent JAMAIS gagner autant que les hommes d'affaires et les commerciaux. Ce théorème peut enfin se démontrer par la résolution d'une équation mathématique simple :Notre équation s'appuie sur deux postulats très connus :
Postulat N° 1 : La Connaissance c'est la Puissance
Postulat N° 2 : Le Temps c'est de l'Argent

Tout ingénieur sait que Puissance = Travail / Temps
Puisque Connaissance = Puissance et que Temps = Argent,
on a donc : Connaissance = Travail / Argent
On obtient alors facilement : Argent = Travail / Connaissance

Ainsi quand la Connaissance tend vers zéro, l'Argent tend vers l'infini Quelle que soit la valeur attribuée à Travail, cette valeur peut être très faible.
A l'inverse quand la Connaissance tend vers l'infini, l'Argent tend
alors vers zéro, même si la valeur Travail est élevée.
D'où, la conclusion évidente suivante :
Moins vous en connaissez, plus vous gagnez d'argent.

PS: Ceux d'entre vous qui ont eu quelques difficultés de compréhension doivent être les mieux rémunérés.

Les banques privées de sang de cordon font débat

La proposition d’un député de créer des banques privées familiales de sang de cordon ombilical suscite des critiques chez les gynécologues et greffeurs qui dénoncent une « dérive mercantile »

C’est un débat passionné. « Nous souhaitons agir avec pragmatisme pour permettre à la France de rattraper son retard dans un domaine thérapeutique prometteur », disent les uns. Tandis que les autres dénoncent une « dérive mercantile, contraire à nos lois de bioéthique ». Ce débat concerne le sang placentaire, c’est-à-dire le sang contenu dans le cordon ombilical et prélevé à la naissance.

En novembre 2009, un député UMP (Territoire de Belfort), Damien Meslot, a déposé une proposition de loi visant à autoriser la création de banques privées permettant à des parents, moyennant finance, de conserver le sang de cordon de leur enfant, afin de tenter de le soigner s’il devait, un jour, être atteint d’une maladie du sang.

Cette initiative suscite de vives critiques de la part des gynécologues et des greffeurs de moelle, vent debout contre ces banques « commerciales ». Selon la Société française de greffe de moelle et de thérapie cellulaire (SFGM-TC) et la Société française d’hématologie (SFH), il faut demander « clairement aux parents de refuser ces offres pour le moins fallacieuses, qui soulèvent des espoirs quasi inexistants ».
20 000 transplantations de sang de cordon en 20 ans

Le sang de cordon contient des cellules souches (dites hématopoïétiques), qui produisent des cellules sanguines indispensables à l’organisme : les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes. Au début, les médecins pensaient que ces cellules se trouvaient uniquement dans la moelle osseuse. Pendant longtemps, le principal traitement de certaines maladies du sang, en particulier les leucémies aiguës, a donc été la greffe de moelle. Mais de nouvelles perspectives sont apparues quand on a réalisé que ces cellules souches étaient aussi présentes dans le sang placentaire, dont l’utilisation ne pose pas de problème éthique puisque le cordon ombilical est jeté à la naissance.

En 1988, le professeur Éliane Gluckman (hôpital Saint-Louis, Paris) a réalisé une première mondiale en sauvant un petit garçon souffrant d’une grave maladie sanguine (anémie de Fanconi) grâce au sang de cordon, prélevé lors de la naissance de sa petite sœur.

Dans les années 1990, la plupart des pays développés ont mis en place des banques publiques pour stocker des unités de sang de cordon, issues de dons volontaires et gratuits. Ce sont dans ces banques que les médecins viennent piocher lorsqu’ils ont besoin de soigner un patient pour une leucémie, un lymphome ou certaines maladies génétiques ou déficiences immunitaires. Grâce à ces banques, depuis vingt ans, plus de 20 000 transplantations de sang de cordon ont été réalisées dans le monde. Il s’agit là de transplantations « allogéniques », le donneur et le receveur étant deux personnes distinctes et non apparentées.
Respecter certains principes intangibles de solidarité

En 2008, un rapport de la sénatrice UMP Marie-Thérèse Hermange a tiré la sonnette d’alarme face au retard pris par la France, au 16e rang mondial en termes de nombre d’unités de sang de cordon disponibles par habitant. Notre pays comptait alors 7 200 unités de sang de cordon alors qu’aux yeux des spécialistes, il conviendrait, pour répondre à nos besoins thérapeutiques, d’atteindre un objectif moyen de 50 000 unités.

Aujourd’hui, on recense 8 200 unités disponibles en France. Du coup, pour soigner leurs malades, les médecins français sont souvent obligés de se fournir dans des banques étrangères. « Le taux de dépendance de la France était en 2007 de 64 %, ce qui, avec un coût moyen d’importation de 18 000 €, a entraîné un déficit de 3,6 millions d’euros pris en charge par l’assurance-maladie », précisait Marie-Thérèse Hermange.

Dans la foulée, elle estimait que les banques privées, stockant des greffons à visée intrafamiliale, pourraient être « un complément utile » aux banques publiques. À condition de respecter certains principes intangibles de solidarité : pour la sénatrice, si un jour un médecin devait avoir besoin de sang stocké dans une banque privée pour soigner un malade, celle-ci serait obligée de lui céder.
«Un éventuel usage à des fins réparatrices ou régénératrices»

En 2002, le Comité consultatif national d’éthique s’était, lui, opposé aux banques privées, s’inquiétant d’une « vision excessivement utilitariste, utopiste et commerciale » de la conservation du sang placentaire.

Aujourd’hui, le débat est donc relancé avec la proposition de loi de Damien Meslot, qui ignore quand celle-ci pourra être discutée. « Soit on l’inscrit dans une niche du groupe UMP, soit on la reprend sous la forme d’amendement lors de la révision des lois de bioéthique prévue pour cette année 2010 », explique le parlementaire.

Pour lui, le premier objectif est de mieux informer les parents de l’existence de cellules souches dans le cordon ombilical, tout en leur donnant la possibilité, s’ils le souhaitent, de le conserver « en vue d’un éventuel usage à des fins réparatrices ou régénératrices ». Ce qui implique de modifier la loi pour permettre la création de banques privées à visée « autologue », c’est-à-dire pour qu’un malade puisse être soigné par son propre sang de cordon.
Les parents pourraient faire don de ce sang

« On m’accuse d’être le cheval de Troie du privé alors que j’essaie simplement d’être pragmatique », explique Damien Meslot. « Si on m’apporte la preuve que les banques publiques peuvent suffire pour faire face à nos besoins, je dis banco. Mais tout le monde sait que cela ne sera pas le cas. Et je ne vois pas au nom de quelle idéologie on se priverait de l’aide de banques familiales à visée solidaire », ajoute-t-il.

C’est également ce concept que met en avant le professeur Georges-Fabrice Blum, chef du service de gynécologie-obstétrique à la clinique du Diaconat à Mulhouse et vice-président du Collège national des gynécologues obstétriciens de France (CNGOF), instance qui a pourtant pris position contre les banques privées. « Aujourd’hui, de nombreux parents souhaiteraient conserver le sang de cordon de leur enfant. Comme ils ne peuvent pas le faire en France, ils se tournent vers des banques étrangères », explique le médecin, qui prône le développement de banques privées solidaires. « Les parents pourraient stocker, moyennant une somme d’environ 2 000 €, le sang de cordon de leur bébé. Mais si un jour, on se rend compte que ce sang est utile pour soigner un malade en France, les parents pourraient en faire don. Ils seraient alors intégralement remboursés », indique le professeur Blum.
«Pas de bases scientifiques solides»

Président du CNGOF, le professeur Jacques Lansac se montre, lui, sévère sur la proposition de loi. « Cette démarche, purement lucrative, ne sert aucun intérêt thérapeutique et va à l’encontre des principes de solidarité et d’égalité défendus par nos lois de bioéthique », affirme-t-il, rejoignant la position défendue par la SFGM-TC et la SFH. Ces deux sociétés savantes contestent notamment les arguments scientifiques mis en avant par les banques privées. Elles affirment que, pour l’instant, l’utilisation autologue du sang de cordon est « totalement inutile », seules les greffes allogéniques (provenant d’un donneur différent) étant efficaces pour traiter par exemple les leucémies.

Les deux sociétés savantes estiment aussi que les compagnies privées font miroiter de faux espoirs aux parents en mettant en avant le potentiel des cellules souches du sang placentaire pour développer un jour, au-delà des maladies du sang, une médecine réparatrice et régénératrice. « Ceci ne repose pas sur des bases scientifiques solides », affirment la SFGM-TC et la SFH. Selon elles, la priorité n’est pas de créer des banques privées mais d’allouer davantage de moyens pour développer des banques publiques.

En France, entre 2008 et fin 2009, le nombre de banques publiques aura triplé (de 3 à 9 banques). Un chiffre encore insuffisant aux yeux des défenseurs des banques privées qui, toutefois, savent qu’ils devront se passer du soutien de Roselyne Bachelot. Mi-décembre, la ministre de la santé s’est en effet clairement prononcée contre la proposition de loi du député Damien Meslot.
Pierre BIENVAULT

samedi 2 janvier 2010

Non, un jogging ne fait pas passer la gueule de bois

On « ramasse une banane » et on se retrouve avec « le nez dans le pâté », la « tronche en vrac » avec une bonne « gueule de bois ». On croit qu'un petit jogging ou une balade à vélo de « décrassage » seront efficaces pour « virer le charpentier de chez soi », alors que la seule mesure bénéfique consiste tout simplement à sortir prendre l'air !


En raison de son statut d'homme sain et de l'entraînement de ses muscles à éliminer les nuisances du corps, un sujet hyperactif tel que le sportif de compétition serait moins exposé que le gros peloton des sédentaires aux difficultés des lendemains de fêtes, notamment celles organisées après une victoire ou un podium.

La pratique de l'exercice physique fait partie des innombrables moyens utilisés pour essayer d'atténuer les désagréments de la « gueule de bois ». Mais, comme les autres, il a fait preuve de son inefficacité…

L'alcool diminue la résistance à l'effort


Au contraire, l'alcool diminue les possibilités d'adaptation de l'organisme à l'effort.

En effet, lors d'une activité musculaire intense réalisée à la suite d'une ingestion excessive d'alcool : le rythme cardiaque et la tension artérielle atteignent des niveaux inhabituels, l'irrigation sanguine de la peau se fait au détriment de celle des muscles ; ces derniers voient ainsi leur force et leur résistance s'altérer rapidement.

De plus, la cure de mouvements provoque des impulsions mécaniques, surtout au niveau de la tête et de l'abdomen, qui n'arrangent pas la situation !

Comme on le voit, le sport ne constitue pas le remède idéal pour dissiper les conséquences d'une soirée un peu trop arrosée, d'autant que même la transpiration, facteur souvent invoqué comme très efficace, n'élimine pas plus vite l'alcool.

Par exemple, lorsqu'un homme pesant 70 kg fait la fête en buvant un litre de vin à 12°, il absorbe du même coup 96 g d'alcool (120 x 0,8). Une faible partie (5%) est rejetée par la respiration (cf. les alcootest), les urines et la peau. En transpirant abondamment, le sportif n'en éliminera par ces trois voies que 4,8 g. Tout le reste, soit 91 g, est évacué au rythme lent habituel, à raison de 1 g par heure et par 10 kg de poids (70 kg = 7 g).

Donc, malgré une bonne suée, il faut treize heures pour que l'alcool contenu dans le litre de vin à 12° soit complètement éliminé du corps de ce sujet pris pour exemple (91 g : 7g/h = 13 h).

En conséquence, on peut donc affirmer que, contrairement aux discours souvent entendus, la transpiration n'accélère pas l'élimination du grand coup de trop !

Suer dans un sauna n'arrange rien


Les douches froides, les bains turcs, les saunas favorisant la fuite de liquides sont également inopérants. Le temps semble être le seul remède efficace contre l'ivresse causée par l'alcool.

Contrairement à une idée très répandue dans le milieu sportif, le sauna n'entraîne pas une élimination importante de l'alcool ou même des toxines musculaires telles que l'acide lactique.

Si la sueur de l'exercice physique ou du sauna ne sert pas à favoriser la fuite des toxines et des déchets métaboliques, elle permet plus simplement de lutter contre l'élévation de la température corporelle en s'évaporant. C'est ce que l'on appelle techniquement le mécanisme de thermorégulation.


De même, l'acide lactique évacué par la transpiration ne provient pas du métabolisme, mais des glandes sudoripares elles-mêmes. Il convient donc d'utiliser le sauna sans excès et en gardant à l'esprit son but : faire transpirer pour éliminer et boire ensuite pour renouveler.

Le gin et la vodka ont un peu moins de conséquences néfastes


Ce que l'on appelle familièrement la « gueule de bois » est un état fort désagréable, mais en réalité ces symptômes sont dus, moins à la drogue elle-même, qu'à ses conséquences.

En particulier, le mal de tête épouvantable que l'on ressent est provoqué en partie par la fatigue due à la fête (manque de sommeil, décibels, suralimentation etc.), en partie par la modification des fluides cérébraux due aux boissons alcoolisées.

L'alcool n'est certes pas étranger à la nausée qui accompagne souvent ce mal de tête consécutif à l'ivresse, mais les diverses substances chimiques incorporées au cours de la fabrication des liquides euphorisants y sont également pour quelque chose.

Les liqueurs riches en « congénères » comme on appelle ces ingrédients -additifs, engendrent une griserie particulièrement mal ressentie le lendemain, alors que le gin et la vodka qui en contiennent peu, sont relativement mieux supportés.

La trompeuse grande soif du lendemain


Le symptôme le plus caractéristique qui se manifeste à la suite de l'ivresse est, au contraire, uniquement le fait de l'alcool. Je veux parler de la langue sèche, allant de pair avec une soif dévorante. L'alcool non seulement accélère l'élimination de l'eau dans la vessie, ce qui entraîne la soif, mais encore a pour effet de transférer l'eau demeurant dans l'organisme de l'intérieur des cellules vers les liquides extra-cellulaires.


Cette déshydratation partielle des cellules se répercute sur certains centres du cerveau, créant une sensation de soif très pénible, et qui n'est pas totalement justifiée par le besoin en eau de l'organisme.

L'aspirine augmenterait la concentration d'alcool dans le sang


En raison des vertus tous azimuts de l'aspirine, certains s'imaginent qu'elle peut expulser « les charpentiers de chez soi ». Bien au contraire, l'association alcool-aspirine fait monter très rapidement le taux d'alcoolémie.

Une étude américaine réalisée par le docteur Risto Roine et son équipe du centre médical des vétérans du Bronx (New York) a mis en évidence que l'aspirine augmente la concentration d'alcool dans le sang quand elle est prise au moment d'un repas.


D'autres travaux précédents n'avaient pas montré de lien, car les expériences s'étaient déroulées avec la collaboration de volontaires à jeun.

En comparant les résultats repas + alcool avec ou sans aspirine, les médecins ont montré que le pic de concentration en alcool était augmenté de 25% en moyenne en cas de prise d'aspirine.

Ce qui est loin d'être négligeable et peut avoir une influence sur le comportement, notamment d'un sportif intempérant au sein d'un peloton. Il faut quand même que ledit sportif associe un repas arrosé et un comprimé d'aspirine.

Au total, on s'aperçoit qu'il est tout à fait inutile de se mettre à faire du sport quand on a la « gueule de bois ». Les maux de tête de cette très désagréable sensation correspondent à une augmentation de la pression intracrânienne liée à une dilatation de la substance cérébrale.

Cet oedème du cerveau est très perceptible en raison de son carcan osseux inextensible.

Dans cette situation, il est particulièrement mal venu de se mettre en action dans la mesure où l'effort augmente à la fois la pression sanguine et la transpiration, deux facteurs particulièrement efficaces pour « retenir les charpentiers chez soi ».

En revanche, il est souvent bénéfique de tout simplement sortir prendre l'air.
Par Jean-Pierre de Mondenard |Rue89/ 01/01/2010 |

Fumier.com, un site pour se venger des coups vaches

« Vous avez besoin de vous défouler ? De vous venger (mais avec humour) ? N'hésitez pas ! ». Le site Fumier.com propose d'envoyer des boîtes de fumier de vache, accompagnées d'une carte personnalisée, à la personne de votre choix.

Sandrine Bonnaire avait lancé la mode en faisant renverser du fumier devant les locaux de Voici, les agriculteurs en ont fait leur arme pendant les manifestations. Fumier.com le rend accessible à tous :

« Nous avons tous un jour prononcé ce juron particulièrement fleuri… car nous avons tous été la victime d'un odieux personnage, un véritable “fumier” qui nous a gâché un instant de notre vie… Votre patron, votre belle mère, un voisin, qui sait un ennemi ? »


C'est ce qu'on peut lire sur Fumier.com, qui vend ses boîtes 8,50 euros pièce.

« Salut, c'est moi, c'est Roger, le roi du fumier ! Avant je faisais du
lait, ça payait, avant je faisais un peu de viande, ça payait aussi, et ça ne paye plus. Avec la grippe aviaire et la crise, on ne peut plus rien faire, alors je me suis lancée dans le fumier ! »


Roger Combotte, accent franc-comtois, bleu de travail, une chèvre en train de brouter à ses pieds, présente sa nouvelle activité sur Fumier.com dans une vidéo gag.

Fumier.com n'est pas un « défouloir »
Roger Combotte n'existe pas : l'agriculteur jurassien qui lui prête son image pour incarner l'opération est un voisin d'Olivier Legrand, à l'origine du concept.

Ce dernier, qui travaille dans une agence de communication, n'est pas peu fier de son coup : presse locale, étrangère, radios, 25 000 connexions ce mercredi matin, contre 400 connexions le 18 décembre au lancement de l'opération… Fumier.com, un nom qu'il avait déposé dans les années 1990, fait du « buzz ». Il raconte :

« Avec un peu d'imagination, même dans un petit village du Jura, on peut rivaliser avec une grosse agence parisienne. »


Entre 200 et 250 boîtes ont été vendues pour le moment, surtout en
région parisienne. Devant l'afflux de commandes, deux personnes vont être embauchées pour la préparation des boîtes.

Amusé, il relate que :

« L'autre jour, une femme m'a commandé 14 boîtes d'un coup pour envoyer à son mari infidèle. Une boîte par tromperie. Les boîtes ont aussi beaucoup de succès parmi les écoles de commerce. »


Pourtant, pas question de faire de Fumier.com un « défouloir », poursuit-il. « Je refuse les messages xénophobes, diffamatoires, méchants », explique Olivier Legrand qui filtre les commande « au feeling ». Il n'a pas encore reçu de plaintes. « Comme il faut donner son e-mail lors de la commande, ça calme les ardeurs ».

D'autres produits « Roger Combotte »
Après les vidéos disponibles sur le site et un t-shirt avec le logo du site mis en vente, une chanson a été créée dans la nuit de mardi à mercredi, proposée en téléchargement. Roger Combotte, qui a aussi son profil Facebook, en est la star, bien entendu.

Des vidéos un brin réductrices pour le monde agricole ? Pas pour Olivier Legrand :

« Evidemment, ça peut être vu comme caricatural, mais les principaux concernés - les agriculteurs - trouvent ça drôle. Ils sont nombreux à me proposer leur fumier. Les Jeunes Agriculteurs ont trouvé ça vachement bien qu'on parle du fumier, plutôt mal vu. »


Quant au voisin agriculteur dont on utilise le fumier qui finit dans les petites boîtes en bois, il est payé pour ses livraisons. Olivier Legrand envisage aussi de lui offrir un ordinateur.
Par Pauline Houédé | Rue89 | 02/01/2010 |

Un des auteurs des caricatures de Mahomet échappe à la mort

Un des auteurs des caricatures de Mahomet échappe à la mort
Par Pierre Haski | Rue89 | 02/01/2010 | 10H17

La fatwa est un plat qui se mange froid. Plus de quatre ans après la première parution des caricatures de Mahomet au Danemark, qui avaient suscité une vague de protestations dans le monde musulman, un des auteurs des dessins a été victime d'une tentative d'assassinat. Son agresseur, un Somalien de 28 ans, est lié à un groupe islamiste somalien qui vient d'annoncer son ralliement à la mouvance Al Qaeda.

Kurt Westergaard, l'un des douze auteurs des caricatures controversées, vit à Aarhus, dans le nord du Danemark, avec des mesures de sécurité exceptionnelles depuis les menaces de mort dont il a fait l'objet au plus fort de la polémique en 2005 et 2006. Après s'être caché pendant deux ans, il a décidé l'an dernier de reprendre une vie « normale », mais dispose, dans sa maison, d'une pièce sécurisé dans laquelle il s'est réfugié avec sa petite fille de cinq ans lorsqu'il a entendu quelqu'un briser une vitre pour entrer dans sa résidence.

Il a alors activé le bouton d'alerte relié à la police. C'est ce geste qui l'a sauvé. Très vite sur les lieux, la police a tiré et blessé l'agresseur, qui était armé d'une hache et d'un poignard.

L'homme était connu des services de police danois, et appartient, selon elle, au mouvement islamiste somalien Al-Shebab, qui, en septembre dernier, annonçait son « adhésion » à Al Qaeda dans une proclamation intitulée « A ton service, Oussama [Ben Laden, ndlr] ».

Conflit de civilisations ?
Cette tentative de meurtre fait brusquement revenir à la surface l'affaire des caricatures de Mahomet, un des épisodes de tensions les plus fortes entre une partie du monde musulman révolté par l'atteinte à l'image de son prophète, et l'Occident drapé dans sa défense de la liberté d'expression, y compris la liberté de caricaturer les religions.

En France, l'ensemble des caricatures, y compris la plus controversée représentant le prophète Mahomet affublé d'un turban en forme de bombe, avaient été reproduites début 2006 par Charlie Hebdo, affaire devenue célèbre car l'hebdomadaire satirique a été poursuivi par la Mosquée de Paris, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) et la ligue islamique mondiale. Il fut relaxé à l'issue d'un procès auquel témoigna en particulier Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur.

La tentative d'assassinat de Kurt Westergaard, quatre ans après les faits, rappelle le sort de Salman Rushdie, l'auteur des Versets sataniques, frappé par une fatwa de l'ayatollah Khomeini lui-même, et qui vit depuis entouré de mesures de sécurité permanentes.

Elle rappelle aussi le destin tragique de Theo Van Gogh, le réalisateur néerlandais assassiné en 2004 par un islamiste d'origine marocaine, pour avoir fait un film jugé blasphématoire par les intégristes.

Même lorsque ces affaires s'apaisent, comme ce fut le cas pour les caricatures de Mahomet, les auteurs restent à la merci d'un geste d'un individu prenant les slogans au pied de la lettre, ou voulant prouver, avec le zèle des nouveaux convertis, son ralliement à une cause, comme dans le cas des Shebab de Somalie, si cette piste avancée par les policiers danois est bien confirmée.

Le karcher et les voitures brûlées

Voitures brûlées de la nuit de la Saint-Sylvestre 2010

Le mini-karcher de Nicolas Sarkozy le Grand aurait été très efficace,

seulement 10 voitures brûlées de moins qu'en 2009 !

Le nombre des voitures brûlées durant la nuit de la Saint-Sylvestre a "légèrement diminué" par rapport à 2009, s'élevant à 1.137 contre 1.147 un an plus tôt, selon le ministre de l'intérieur Brice Hortefeux.

Pauvre France !